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25 avril 2015 6 25 /04 /avril /2015 08:19
Contes et mythologie berbères / Chacal...

« … ils disent que c'est des histoires de sauvages, des histoires d'indigènes, des histoires d'exilés, d'immigrés comme vous dites maintenant... Je sais maintenant, pourquoi ce que j'ai entendu était si triste. Aujourd'hui, plus personne sait où y va ; plus personne sait d'où y vient. C'est comme si on vous avait dévoré le passé, et puis qu'on vous avait jeté là, que les restes... Nous les dominés, nous les femmes, nous les démunis de tous les pays, nous que l'on divise, nous que l'on fragmente, tant que que nous aurons la mémoire, nous serons là, nous aurons le pouvoir... »

 

CHACAL LA FABLE DE L'EXIl

mercredi 29 avril à 19H, Maison la Région (canebière - Marseille)

Avec l'Espagne des 3 cultures, A partir de 8 ans

Contes et mythologie berbères pour éclairer les chemins de l'exil...

Entrée libre
Plus d'info : CHACAL, la fable de l'exil

 

Extrait presse « En début de soirée, la virtuose comédienne marseillaise, Virginie Aimone, mise en scène par Jeremy Beschon, interpréta l’œuvre « Chacal, la fable de l’exil ». Ce fut une magistrale restitution artistique de la mémoire amazighe dans toutes ses dimensions anthropologiques , sociales, historiques et politiques ! Bejaia- Algérie / le 4 Juin 2013 / Rachid Oulebsir

"Jérémy Beschon utilise une langue souvent savoureuse, baignant à la fois dans la poésie de la légende et l’acidité de la banlieue. Il faut rendre hommage à la comédienne qui assure l’interprétation de treize personnages avec subtilité. (…) Ces fables donnent une belle leçon de résistance." Zibeline - 2013

"Les fables sont des prétextes. Par exemple, la question de l'assimilation nous est offerte. Pour pouvoir manger les petits de la Laie, les marcassins, le Chacal va simuler qu'il est un enseignant. Ça, c'est au sens premier. Au sens second, cela veut dire que la mère vit dans la forêt parce qu'elle est considérée comme sauvage. Pour rentrer dans le monde de la culture, il faut que ses enfants meurent symboliquement. Et là, le rapport avec l'immigration est très fort : les parents qui sont associés au côté sauvage sont restés tel quel. Mais les enfants sont intégrés par une autre langue, par le fait qu'ils pensent autrement. Les populations d'immigrés ne viennent pas de nulle part, elles ont une histoire, toute une mémoire collective. Pour nous, c'était aussi une manière de travailler à cette mémoire-là et d'encourager à sa réactivation..." Tassadit Yacine (Directrice d'études à l'EHESS à Paris) : (ITW parue dans Africultures, lors de la création du spectacle à la Cité Nationale de l'histoire de l'Immigration à Paris en 2012)

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