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TAMOUK

 

TAMOUK 

Théâtre d'ombres et préhistoire

 

EXTRAITS VIDÉO

 

Une grotte... On se baisse un peu pour y entrer, sauf les tout-petits : ils sont à la bonne taille... Une lumière éclaire un plafond couvert de peintures rupestres, où l’on devine des dessins d'animaux... Qui a laissé ces empreintes ? Pourquoi ? Qui a fait ces dessins ? Et quand ?

Notre histoire est celle de TAMOUK. Un petit garçon curieux du monde qui l'entoure, nous fait partager son voyage, ses rencontres avec les grandes créatures disparues, les mammouths, les ours des cavernes, les grands échassiers, les fleurs géantes....

Ce spectacle s’adresse aux enfants de 18 mois à 5 ans en scolaire mais les grands y trouvent aussi leur plaisir lors des représentations tout public.

Une expérience sensorielle singulière. Un théâtre d'ombres au procédé original, puisque conçu à 180 degrés dans une "tente-grotte" sur le thème de la préhistoire, évoquant avec poésie, la nature, la richesse des rencontres, l'altérité, le voyage, notre humanité...

De et avec Leslie Laugero (comédienne et marionnettiste)

et Cyrille Laurent (conception technique)

 

Notre histoire se passe il y a bien longtemps, en des temps très anciens. L’homme faisait ses premiers pas sur notre terre. En proposant Tamouk comme auteur des peintures rupestres, le spectacle nous invite à porter un regard d’enfant sur leur interprétation.

 

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Published by Amandine Bouche - dans Créations en tournée
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HOMO ÇA COINCE...

La pièce demande, avec humour et poésie, de s’interroger sur la place des identités hétéro et homosexuelles masculines et féminines dans nos sociétés. Quelle place est réservée à la rencontre homosexuelle dans nos villes, comment l’homosexuel.le est invité.e à s’hétéronormer pour grossir les rangs de la productivité ; comment les municipalités exploitent la cause LGBT (« pinkwashing ») pour servir aux mieux leurs intérêts. Qu’est-ce qu’être gay ? lesbienne ? bisexuel ?  transgenre ? queer ? Doit-on définir l’autre par le prisme de sa sexualité ?

Face à ces interrogations, vont se croiser points de vue, expériences, scènes de vie burlesques et quotidiennes. Des personnages se rencontrent, s'aiment et s'affrontent : un narrateur/monsieur loyal, une trans' franco-argentine, une famille marseillaise, des homophobes & homo-refoulés, le grand bourgeois parisien, la "gourou" punk...  parfois tous clients du même troquet du coin.

 

VIDÉO DU SPECTACLE, cliquer ici... 

 

Combattre des discriminations par les sciences sociales et le théâtre Une pièce écrite avec la collaboration du socio-anthropologue Laurent Gaissad (spécialiste des questions d'homophobie et de sexualité) d'après ses propres recherches ainsi que celles de Sam Bourcier, Gilles Dauvé, Virginie Despentes, Erving Goffman, Guy Hocquenghem, Wilhem Reich et Monique Wittig...

Comment dénoncer ce qui nous apparaît comme légitime et naturel ? Peut-être faut-il d'abord déconstruire les catégories du genre. Qu'est-ce qu'un homme ? une femme ? Mais qu'est-ce que veut dire « femmelette » ? ou   « garçon manqué » ? Comment comprendre l’ordre  hétéronormatif  de notre société ?

 

Pièce et performance > Tout en restant dans une recherche de l'épure, la mise en scène libère le potentiel physique et créatif de l'acteur et trouve l'écho le plus direct avec le spectateur. Le comédien interprète les différents personnages, mais il joue également les lieux où se déroulent l'action, tels le bistrot où rivalisent la machine à café et le flipper, l'appartement marseillais en surplomb de la place Sébastopol, ou bien encore l'assemblée nationale et ses déchirement quant au mariage pour tous. Il mêle les archétypes du divertissement contemporain aux techniques traditionnelles du théâtre que sont la commedia dell' arte, le conte, le mime...

 

Du tabou au débat > Si la domination masculine est désormais davantage visible et qu'elle est devenue un objet de lutte, l’homosexualité reste encore taboue aujourd'hui. Elle constitue la catégorie sociale clé contre laquelle se sont bâties nos catégories de perception. Elle offre un point de vue exceptionnel sur les différentes discriminations (racisme, sexisme...) généralement appréhendées de manière cloisonnée. Cette pièce permet donc de s'interroger sur le masculin et le féminin, sur leur relation, leur interaction, leur transgression, leur liberté... Nous pouvons ainsi partager avec joie les interrogations communes, que l'on garde d'habitude si durement pour soi.

 

Comédien : Olivier Bourdrand

Texte :  Jeremy Beschon avec la collaboration de Virginie Aimone, O. Boudrand et Laurent Gaissad (socio-anthropologue)

Mise en scène : J.Beschon

Lumières  : Jean Louis Floro et Lola Delelo

 

 

 

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Published by Amandine Bouche - dans Créations en tournée
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La révolution sera sociale et poétique ou ne sera pas.

 

Le système se confronte aujourd'hui à ses propres impasses et contradictions. Nous sommes à la recherche d'un renversement, d'un changement, de solutions. Pourtant d'autres se sont posés les mêmes questions bien avant nous : Aimé Césaire, Stig Dagerman, Charles Bukowski, Marx et Dwight MacDonald… POUR UN NOUVEAU SYSTEME propose un tour d'horizon des interrogations passées et des réponses présentes.

Quand la famille de Halliday se déchire son héritage ; quand la police se bat contre « les vandales » ; quand les travailleuses et travailleurs ne sont plus maîtrisés par leurs propres syndicats ; quand on alterne entre le black friday et le lundi vert ; quand la drogue est vaporisée mais toujours interdite... 

Des cœurs brûlants pulsent à l'unisson d'un nouveau monde : une jeune femme se bat contre sa famille pendant que son amant poète se défend contre les nantis de la culture. Avec l'aide d'une maîtresse de jeu, trans' et spécialiste de l'authentique, ils refusent enfin de choisir entre assimilation ou isolement. Ils luttent pour un système qui épanouisse les personnalités au lieu de les comprimer ; qui coordonne les initiatives au lieu de les paralyser ; un système qui soit un faisceau de libertés.

 


La comédienne joue avec humour et féérie plusieurs personnages qui s'affrontent et se lient. Elle nous rappelle l'urgence de rétablir avec les choses un contact personnel, frais, contraignant, magique. Virginie Aimone « brûle les planches », une « comédienne à la présence magnétique » dont les « performances conviennent d'être saluées ».

 

 

Texte et adaptation : Virginie Aimone et Jeremy Beschon, librement inspiré de Stig Dagerman, Pedro Almodovar,  Aimé Césaire, Charles Bukowski, Philippe Léotard.

Comédienne : V.Aimone / Mise en scène : J.Beschon  / Lumières : Cyrille Laurent  

 

 

 

Facebook : Manifeste Rien

 

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D'après  Gérard Noiriel « Immigration et racisme et en France » et Michelle Zancarini-Fournel

Le dimanche 15 novembre 2020 à la Bellevilloise à Paris 20ème, en présence de Gérard Noiriel / info : manifesterien@gmail.com

Un comédien mène seul et tambour battant une enquête historique des origines de la Première Guerre Mondiale à nos jours : du foot aux progroms, du poids de l'histoire coloniale à la crise des migrants. Il nous fait découvrir la naissance des médias de masse et la stigmatisation des classes populaires. Les crises concernant la Nation n'ont rien de nouveau. Le premier épisode a eu lieu à Marseille, en 1881. Des travailleurs d'origine italienne ayant sifflé la Marseillaise, sont pourchassés par la population. Bilan : trois morts. Dès cette époque certains journalistes affirment  que ces immigrés forment une « nation dans la nation et qu'ils refusent de s'intégrer dans la société française »...

 

 

RAPPEL À L'ORDRE ! (EXTRAITS VIDEO)

Comédien : Olivier Boudrand
mise en scène : Jeremy Beschon
Texte et Scénario : Olivier Boudrand et Jeremy Beschon
avec la collaboration de Marie Beschon (Anthropologue EHESS)
Production : Marie-Anne Robveille.

Avec le soutien de la compagnie ACIDU et du Centre Ken Saro Wiwa (Paris 20ème)

La pièce débute par une interaction entre le public et le comédien quant aux matchs de foot qui ont fait la une médiatique. De l'explosion de liesse populaire au scandale ; de la victoire des « black blanc beur » aux sifflets des matchs France – Algérie et France-Tunise... Quels enjeux se jouent de manière consciente et inconsciente? Comment l'histoire pèse-t-elle sur l'actualité ; et comment l'actualité entraîne une relecture de l'histoire ? Pour quelle vérité et quelle justice devons nous nous battre ? La rationalité des sciences humaines nous permet de répondre collectivement à ces questions.

Contrairement à ce que disent certains journalistes, les incidents concernant l'hymne ou le drapeau national n'ont rien de nouveau. Le premier épisode a eu lieu à Marseille, rue de la République, en juin 1881. Des travailleurs d'origine italienne ayant sifflé la Marseillaise, sont pourchassés par une partie de la population locale pendant une semaine. Bilan : trois morts. Dès cette époque, les journalistes affirment que ces immigrés forment une « nation dans la nation » refusant de s'intégrer dans la société française...

Suite à cette exploitation médiatique, quelques années plus tard, les Républicains de la IIIè République promulgueront des lois pour chiffrer, identifier (premiers permis de séjour) puis naturaliser tous les étrangers de France. Ainsi, pour les besoins de "chair à canon" de la grande guerre, découvre-t-on ce droit du sol français ; ainsi replace-t-on aujourd'hui la figure de l’immigré dont la Nation a besoin autant pour son économie et ses frontières que pour souder une unité nationale dont elle l’exclut. 

    * "Immigration, antisémitisme et racisme en France" aux éditions Fayard. Gérard Noiriel est l’historien à l’EHESS et a écrit de nombreux ouvrages sur l’histoire ouvrière, l’immigration et le racisme en France. Plus récemment, il a publié deux ouvrages sur l’histoire du clown Chocolat.

info : manifesterien@gmail.com 

 

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CHACAL

la fable de l'exil

d'après Tassadit Yacine (Anthropologue)

 

 

 

 Homme/femme, homo/hétérosexuel, colon/colonisé, natif/migrant... l'ambivalence est à l'honneur ! Chacal, la fable de l’exil est une de ces histoires intemporelles et universelles que l’on propose aux enfants comme aux adultes une fois le soleil couché, à la lumière de la lune. La comédienne offre une performance comique et poétique où plus de 13 personnages nous rappellent l'urgence d'une histoire commune.

          La conteuse est « Settoute », d'abord première Mère du Monde kabyle, puis  sorcière... Celle ci fut jadis déchue, ce qui donna aux hommes le prétexte pour dominer les femmes et le monde. Elle a vu l'Histoire de la méditerranée depuis la Kabylie. D'après elle, nous ne sommes guère différents de nos ancêtres. En ce temps là, les animaux parlaient encore comme vous et moi... le Lion avait le pouvoir ; Chacal était sa couverture, son conseiller en quelque sorte ; et le Hérisson avait toujours une ruse qu'il prêtait à ses amis. A travers ces histoires fabuleuses qui se sont déroulées en Algérie, nous comprendrons peut être mieux qui nous sommes et pourquoi nous continuons de nous entre-dévorer. 

Les hommes et les femmes voyagent, mais on oublie que les histoires, elles aussi, voyagent à travers les siècles. En passant les montagnes et les mers, la tradition orale (soit raconter des histoires) a créée un fond commun méditerranéen qui garde la trace de notre Histoire.  

Spectacle tout public, à partir de 8 ans.

Durée : 1 H 

Virginie Aimone, Jeremy Beschon et Tassadit Yacine se sont déjà associés pour l'adaptation théâtrale de La Domination Masculine de Pierre Bourdieu. Leur nouvelle création propose une véritable clef de lecture de nos rapports sociaux et nos structures mentales à partir des fables et des mythes de la société kabyle.

Texte :  Jeremy Beschon   / d'après Tassadit Yacine-Titouh / Mise en scène : Jeremy Beschon  / Comédienne : Virginie Aimone / Musique et son : Franck Vrahidès / Lumière : Flore Marvaud et Cyrille Laurent.

Coproduction Musée d'Histoire de l'Immigration (Paris) /Avec le soutien de la Ville de Marseille, de la DRJSCS, de la DILCRAH et du CGET. 

contact & info : manifesterien@gmail.com

Tassadit Yacine est directrice d’études à l’EHESS chercheuse au Laboratoire d’anthropologie sociale, directrice de la revue Awal, Cahiers d’études berbères de la Maison des sciences de l’homme.
Elle est l’auteur de nombreux ouvrages  dont "Chacal ou la ruse des dominés" ed la Découverte  et "Si tu m'aimes, guerris moi !" ed MSH et d'articles (dans le Monde Diplomatique, Libération, Le Nouvel Observateur...)

 

 

Chacal mars 2                 Chacal mars 1

« Je sais maintenant pourquoi c'qu'j'ai entendu était si triste... aujourd'hui plus personne sait où y va ; plus personne sait d'où y vient... comme si on vous avait dévoré le passé, et qu'on vous avait jeté que les restes... »

Chacal mars 5

 

Extraits presse :
"Jérémy Beschon utilise une langue souvent savoureuse, baignant à la fois dans la poésie de la légende et l’acidité de la banlieue. Il faut rendre hommage à la comédienne qui assure l’interprétation de treize personnages avec subtilité. (…) Ces fables donnent une belle leçon de résistance"  Zibeline - 2013
 

" En début de soirée, la virtuose comédienne marseillaise, Virginie Aimone, mise en scène par Jeremy Beschon, interpréta l’œuvre « Chacal, la fable de l’exil ». Ce fut une magistrale restitution artistique de la mémoire amazighe dans toutes ses dimensions anthropologiques , sociales, historiques et politiques !"  Bejaia Théâtre Régional (Algérie) -  Juin 2013 / R. Oulebsir 

 

 Extraits d'un article paru dans le revue Hommes & Migrations. N°1300 / Nouveaux modèles migratoires en Méditerranée : Chacal...

 

 

Note de la chercheuse et de l'auteur metteur en scène :

« C’est en exil et par l’exil que j’ai découvert et compris le monde des fables et leur fabuleuse richesse, les fables enseignent à chacun comment reconnaître sa place et savoir la garder ».

 

Ces récits que les berbères ont connus dans leur enfance re font assurément surface dans cet espace de la domination qu’est l’exil. Cet univers où l’on est seul face à un monde étranger. Comment résistent-ils à la perte de soi ? au désespoir ? à la folie peut-être ?

 

Nous avons pensé que les ressorts sont culturels. Chacun d’eux a intériorisé tout jeune les schèmes de la survie et les modes de fonctionnement du jeu social.

 

La fable de l’exil ne relate pas seulement l’exil extérieur, mais cet exil intérieur lové en chacun d’eux (chacun de nous) en fonction des positions qu’on adopte selon son genre (masculin / féminin) selon sa taille (fort / faible) selon son âge (grand / petit) (vieux/ jeune) mais aussi en fonction de sa capacité à comprendre la société et le monde.

 

Confronté à l’école de la vie, l’exil détient cette batterie incroyable de possibilités qui vont caractériser sa vie face au rapport de domination. Dès lors que le mythe est encore vivant dans les mémoires, la force de frappe du dominant ne l’atteint pas au cœur parce qu’il est mentalement armé pour lui résister.

Mettre en scène les fables vise plusieurs objectifs :

> le premier consiste à réconcilier les berbères avec leur culture d’origine et à leur mettre le doigt sur la richesse profonde qu’elles recèlent.

> Le deuxième à faire découvrir aux Français que les immigrés (non lettrés en français) détiennent un savoir très riche. Ce dernier leur permet de saisir les violences du monde moderne.

> Le troisième, la fable enseigne à tous la réalité du monde (un monde sans artifice) et que l’intelligent gagne toujours fût-il petit par sa taille (le hérisson face au chacal), que le pouvoir n’est pas une affaire de généalogie mais une élection par la base (principe commun des fabes animalières berbères et espagnoles)

But recherché : notre message est de montrer comment l’exil incarne la fable dès lors qu’elle est fondée sur une philosophie lointaine qui remonte jusqu’à Adam et Eve (Adam a crée Le lion, c’est à dire le pouvoir et Eve a crée le chacal c'est-à-dire la subordination) en passant par les différentes conversions du chacal : juif dans une première période (fils de Jacob) et musulman par la suite (il s’appelle Si Mohammed) tandis que le hérisson (attaché à la terre) a un prénom berbère (Mohand). Les fables montrent cette division du pouvoir réel et symbolique qui est aussi fonctionnel dans la société.

Enfin nous voudrions montrer que la fable est aussi « fabula » et, par extension, fabulation… La fable de ceux qui arrivent et de ceux qui repartent, ceux qui racontent et se racontent (le plus souvent des histoires). L’exil n’est-il pas une fiction, un mensonge selon Abdelmalek Sayad. Rien n’est vrai dans la bouche de ceux qui arrivent au pays : ce sont des chacals qui racontent le monde à leur manière, manière de cacher l’échec pour le transformer en victoire.

Fabulation double : ils racontent la fable du paradis perdu celle du (pays avec ses vertes prairies, sa solidarité exemplaire) et celle du pays de l’immigration : où l’argent fleurit ?

Moralité : les fables racontent un monde ancré dans une réalité qu’il faut savoir décoder mais elles jettent le trouble (comme le chacal) dès que les outils qui fondent les soubassements d’une société ont été égarés. A l’instar du chacal cet être double à l’intelligence positive et négative, il peut sauver comme perdre le monde.

 

 Chacal net 2

 

 

 

 

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