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« Brecht plaidait pour des formes d’innovation théâtrale fondées sur la collaboration entre artistes et savants. Malheureusement, ce type d’expérience a été laissé en friche après sa mort, en raison de la séparation de nos milieux professionnels respectifs. Parmi les projets que j’ai impulsés en tant que président de l’association DAJA, ce spectacle sur le « massacre des Italiens », fruit d’un travail mené en commun avec le collectif Manifeste Rien , est celui qui mobilise le plus fortement le principe brechtien de la fable, comme forme dramaturgique permettant de transposer un problème historique en langage théâtral.

Les philosophes et les psychologues ont confirmé récemment les intuitions géniales de Brecht à ce sujet. Raconter une histoire, c’est « mettre de l’ordre dans l’expérience » et donner une intelligibilité au réel. Grâce au récit, et grâce à sa mise en scène, on peut ainsi rendre accessible à tous, les aspects en apparence les plus abstraits et les plus compliqués de la grande Histoire. Le sens (ou le non sens) de l’histoire n’a plus besoin d’être dit, il suffit qu’il soit montré. »   

Gérard Noiriel

 

 

"... Si la socio-analyse préconise une connaissance des autres pour une meilleure appréhension de soi. Nous avons naturellement inversé le processus. Nous sommes revenus à la source. Nous sommes partis de nous même. C'est sans doute pour cela que les accents provençaux et languedociens sont si présents dans cet opus. C'est sans doute aussi pour cela, que les petites gens se sont si fortement reconnues, et que certains « spécialistes du spectacle » ont trouvé cela vulgaire... comme si l'accent occitan devait se cantonner à la pagnolade, qu'il n'était supportable que dans le quotidien des autochtones ou bien isolé, neutralisé parmi les vestiges du pittoresque et du régionalisme. En France, comme le rappelle un autre ouvrage de Gérard Noiriel, la tradition du reniement est puissante..."  

Jeremy Beschon 

      Article: Théâtre et culture dominante

 

contact & info : manifesterien@gmail.com 

 massacre1 75

 

Le peuple est-il « raciste » ? Comment combattre le fléau du racisme ? Quelle relation établir entre les discours républicains exaltant l’identité nationale et les comportements xénophobes ? L’ouvrage de Gérard Noiriel (aux éditions Fayard) pose ses questions essentielles en analysant un événement historique refoulé dans la mémoire collective : Le 17 août 1893 a eu lieu à Aigues-Mortes (Gard) l’un des plus sanglants massacres d’immigrés de toute l’histoire contemporaine de France. Une centaine d’ouvriers italiens, venus travailler dans les salins, sont tués ou blessés. Les assassins, identifiés par les gendarmes, seront néanmoins tous acquittés par le jury populaire de la Cour d’assises...

 

 

Texte : Gérard Noiriel / Mise en scène : Jérémy Beschon / Comédienne : Virginie Aimone / Lumière : Cyrille Laurent / Production Martine Derrier (Les Petits Ruisseaux) /

avec le soutien de la Ville de Marseille, de la DILCRA, du CGET, de la DRJSCS PACA

 

Retour Presse :

 

Le collectif Manifeste rien proposait, le 17 déc à la Criée, le Massacre des Italiens. Une guide, employée des Salins, nous conviait à embarquer dans un petit train pour un tour du propriétaire. Mais voilà, lassée de débiter le même discours exotique sur la Camargue, elle se laissait aller, gagnée par le remords et l’horreur du passé, à nous narrer le côté obscur des marais. (…) Cette promenade  a su faire revivre un drame violent avec truculence, humour et gravité. Belle performance de la comédienne Virginie Aimone. /      Zibeline n°37 2011

 

Le Massacre des Italiens a captivé les élèves du lycée Prévert. Vendredi après midi, dans la salle polyvalente du lycée, 150 élèves du lycée ont assisté à une mise en scène par Jérémy Beschon et magistralement interprétée par Virginie Aimone d'après le livre de Gérard Noiriel « Le Massacre des Italiens ». /       Le Midi Libre 10 janvier 2013

 

Le spectacle “Le massacre des Italiens”, adaptation du livre éponyme de Gérard Noiriel, a été salué par tous les spectateurs, jeudi soir, qui ont notamment relevé le riche croisement de l’intellect et de l’émotion et l’interprétation magistrale de Virginie Aimone, comédienne du collectif “Manifeste Rien”.  Par sa force de conviction, l’artiste a donné vie à différents protagonistes d’un événement sanglant survenu en 1893 à Aigues Mortes ...  /       Le dauphiné libéré 19 mai 2013

 

 

 


 

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